Home Californie Voyager en train de Los Angeles à San Diego avec le Pacific Surfliner
plage de Californie

Voyager en train de Los Angeles à San Diego avec le Pacific Surfliner

13 juillet 2016

Il est temps que je vous parle de notre voyage aux Etats-Unis! Le road-trip n’a pas débuté dès les premiers jours, on a d’abord pris l’avion depuis l’Australie à destination de Los Angeles puis, dans la foulée, on a sauté dans un train dont le nom fait rêver: le Pacific Surfliner. Destination San Diego!! Là-bas on a essayé de se reposer avant de débuter notre traversée du pays, vous verrez dans le prochain article qu’on n’a pas vraiment réussi étant donné le nombre de choses à faire dans cette ville. 

Pourquoi les Etats-Unis? Pourquoi ce road-trip? 

En quittant la Nouvelle-Zélande on voulait faire des escales pour voyager et prendre une bonne dose de soleil entre deux hivers – et oui c’est moche de changer d’hémisphère à la fin de l’hiver, on accumule le mauvais temps! On avait le vague projet de s’arrêter en Australie puis d’aller en Asie, ce qu’on avait déjà fait l’un comme l’autre lors de nos précédents trajets. Quelques semaines avant le départ on n’avait toujours pas réservé de billet d’avion ni préparé quoi que ce soit, en effet on avait la tête ailleurs car on faisait un dernier road-trip en van dans l’Ile du Nord. Ce voyage terminé, l’idée d’en refaire un du même genre et non plus en mode glandouille sur la plage/plongée/cocktails était là. Un film nous a aidé à choisir la destination: le sud des Etats-Unis. Une traversée de Los Angeles à Miami

Pour ceux qui n’ont pas vécu en Nouvelle-Zélande, il faut savoir qu’il n’y a pas vraiment de spécialité culinaire là-bas, que faire ses courses à Christchurch est plutôt cher (et encore plus en hiver) et que si on veut changer des pies ou des indiens/thaïs à emporter il faut mettre le prix pour une qualité assez médiocre. On avait donc la solution du colis envoyé depuis la France (quand il arrive) et celle du film… Celui qu’on regardait au moins une fois par mois avec la larme à l’oeil/salive au coin de la bouche: Chef. Je ne suis pas sûre que j’aurais regardé ni apprécié ce film en France mais dans ces conditions il était devenu notre film préféré, on se disait à chaque fois qu’on devrait faire le même road-trip que dans le film et aller manger exactement aux mêmes endroits. On a donc revu ce film après une semaine de noodles, soupes et pies mangées à l’arrière d’un van, on a probablement échangé le regard-qui-dit-tout (enfin c’est comme ça que je m’en souviens 😉 ) et on a réservé nos billets pour Los Angeles. 

Si vous ne l’avez pas vu, Chef traite – comme son l’indique – de cuisine, mais aussi d’un road-trip culinaire de Miami à Los Angeles qui passe par la Nouvelle-Orléans et le Texas. On a donc prévu de faire la même chose mais en sens inverse, en rajoutant des endroits du vieux sud qui me font rêver depuis toujours. 

Quelques jours plus tard, je me mets à faire quelques recherches sur la ville et rapidement je suis perdue et je commence à stresser : la ville semble énorme, chère, et nous ne voulons pas conduire là-bas ce qui nous fera perdre beaucoup de temps en déplacement. En discutant des différentes options on se rend compte que Los Angeles ne nous attire pas et que ce serait bête de perdre des jours et de l’argent dans un lieu qu’on n’est vraiment pas sûrs d’apprécier. Ce qui me fait envie dans le secteur c’est le parc de Joshua Tree, mais louer une voiture pour partir directement dans le désert après autant d’heures de vol et un gros décalage horaire ce n’est pas une super idée. On part donc sur l’idée de trouver une ville plus petite en bord de mer, accessible par bus ou train, pour se remettre gentiment du jetlag sur la plage – notre glandouille et nos cocktails ce sera donc là et à la fin en Floride! On regarde une carte de la Californie du Sud – pour miser sur le soleil – et Callum se souvient qu’il a un cousin qui vit à San Diego et qui adore la ville. Celle-ci se situe à la frontière du Mexique, on pourra donc y faire un saut; de plus, en débutant le road-trip de là-bas on traversera de supers endroits avant d’atteindre Joshua Tree. On réserve donc un train, on écrit à son cousin et… on apprend qu’il vient de déménager à San Francisco (!). Pas grave, on ira le voir une autre fois.

L’arrivée à Los Angeles

6 heures du matin, on est à l’aéroport de Melbourne mais on ne peut pas s’enregistrer car d’autres vols sont prioritaires. C’est raté pour le tour des boutiques souvenirs et le petit dej’ avant de décoller. On attend une grosse heure avant d’être appelés et là, je n’avais pas du tout pensé à ça, l’hôtesse nous demande plein d’informations car notre vol est à destination des Etats-Unis. Il lui faut les détails sur notre vol retour et les adresses exactes avec numéros de téléphone des endroits où on loge à l’arrivée comme au départ. Evidemment je n’ai pas ça sur moi et le wifi de l’aéroport ne marche pas. Je me débrouille comme je peux pour accéder à quelques emails sauvegardés, lui donne les infos que je peux, on passe la sécurité et on arrive de justesse à l’embarquement de notre vol pour Sydney. Après 1 heure 30 de vol on nous conduit dans une pièce où on attend un bus qui nous conduit au terminal international, de là on prend un autre avion pour Los Angeles. 14 heures de vol plus tard on atterrit aux Etats-Unis où avec le décalage horaire il n’est que 6 heures 30, c’est plutôt cool de voyager dans ce sens là car ça nous fait gagner une journée, par contre on est au beau milieu de la nuit en heure australienne et, comme on est de ceux qui ne dorment pas en avion, on est très très fatigués. 

carte d'embarquement et passeport

 

Mon écossais est du genre stressé, je voulais réserver notre train pour la fin de matinée mais il était persuadé que le passage en douane prendrait des heures et qu’il y aurait forcément des bouchons sur la route donc on a pris nos billets pour le train de 15 heures. (On avait peur que ça prenne du temps à cause de nos passeports: le mien est imprimé de travers et il a également pris un cyclone en Nouvelle-Zélande, totalement trempé il a mis deux jours à sécher et depuis il ne fonctionne plus dans les bornes automatiques donc je stresse dès que je dois m’en servir. Celui de Callum n’est pas mieux, c’est sa dernière année de validité et il a bien vécu, sa couverture est toute effacée; l’autre souci est qu’il est méconnaissable sur sa photo, on dirait qu’il a des cheveux noirs alors qu’il est châtain-blond ce qui fait qu’on lui demande souvent une autre pièce d’identité.) 

Au final, on a attendu 10 minutes pour passer car à cette heure il n’y a quasi personne, seulement les avions qui arrivent d’Océanie. On n’a eu aucun problème et le douanier était super sympa, quand il nous a demandé le motif de notre visite on a répondu qu’on venait pour manger des spécialités américaines et il a commencé a nous citer plein de restaurants à Los Angeles; un peu gênés on a expliqué qu’on partait directement à San Diego, il nous a répondu que la ville était géniale et qu’il ne fallait pas rater le meilleur BBQ de la ville: on y est allé et je vous raconterai ça dans un article spécial!  A 7 heures et quelques on avait donc déjà récupéré nos valises et on était sur le point de quitter l’aéroport quand, gros stress, j’entends qu’on m’appelle au micro. Pas de doute possible c’est bien moi, (oui il m’est arrivé un jour d’entendre un nom répété pendant une heure avant de réaliser que c’était le mien prononcé avec un énorme accent chinois) on se demande donc ce qui peut bien se passer, je questionne du personnel de l’aéroport lorsque je vois arriver un ami américain qui travaille ici. Avec la fatigue j’avais complètement oublié que je devais le voir ! Après avoir promis que oui un jour on viendra visiter Los Angeles pour de vrai on sort de l’aéroport et on prend une navette pour la gare d’Union Station

Le Pacific Surfliner

Le trajet en bus est assez court mais nous permet de réaliser que oui on est bien à Los Angeles: il y a des palmiers typiques de la Californie partout, ça ressemble à GTA et on voit même les lettres d’Hollywood là-bas loin en tout petit! Sur le moment on se dit qu’on aurait peut-être dû laisser sa chance à la ville. Avant de partir, notre idée était, si on arrivait en avance à la gare, de laisser nos bagages en consigne et d’aller se balader dans Downtown. A 9 heures on est à la gare et on est de vrais zombies, on a juste envie de dormir; de plus on a vu en arrivant que ça semble très compliqué de visiter les environs à pieds vu le nombre d’autoroutes aux alentours de la gare. On traine nos bagages (oui trainer, j’ai dit que mes roulettes de valise étaient cassées? Pratique quand elle fait plus de 20 kilos!) jusqu’au départ des trains et on voit qu’il y en a un qui part dans l’heure pour San Diego. On est agréablement surpris d’apprendre qu’avec notre billet on peut prendre l’horaire qu’on veut, on monte donc dans ce Pacific Surfliner et on lutte pour ne pas dormir avant le départ. 

J’écrirai un article complet sur le Sunset Limited, train que j’ai adoré et que j’ai pris en Arizona pour me rendre au Texas puis à la Nouvelle-Orléans. Tout comme pour le Pacific Surliner il a un nom qui fait rêver, est super confortable, traverse des paysages splendides et fait partie de la compagnie de chemin de fer américaine Amtrak. Vous pourrez ainsi en savoir plus sur les (longs) voyages en train aux USA 🙂 . 

Le Pacific Surfliner est une ligne qui relie San Luis Obispo à San Diego en passant par Los Angeles, il est quasi vide ce jour-là et il a du wifi! (le bonheur quand on voyage) On contacte nos familles pour les rassurer et on s’avachit sur nos sièges immenses, c’est la première bonne surprise de ce train: la place! A côté la 1ère classe des TGV c’est une blague. La seconde surprise c’est le paysage de rêve qu’on va avoir devant les yeux pendant les 2 heures 30 de trajet. La traversée de Los Angeles n’est pas des plus passionnantes mais dès qu’on s’éloigne de la ville la voie ferrée longe la mer, et quand je dis longe on est vraiment à côté de la plage et c’est magique. C’est là encore une succession de clichés californiens : les longues jetées, les palmiers, les surfeurs, les petites cabines de plage. J’ai juste envie de sauter du train et d’aller faire une sieste là, sur ces plages sublimes et quasi désertes à cette saison. Petit conseil si vous faites le même trajet: mettez vous absolument du côté droit avec la vue sur mer!

palmiers en californie

plage de Californie

San Clemente Pier

oiseaux californiens

L’arrivée à San Diego est un peu surprenante car la gare s’appelle Santa Fe (comme la ville du Nouveau-Mexique), on a donc un petit doute mais ça semble être le terminus donc on fait comme tout le monde on descend. En sortant on sent tout de suite l’influence mexicaine, cette petite gare est super mignonne avec sa déco en faïences et sa fontaine. Malheureusement on est dans un état tellement lamentable qu’on ne s’attarde pas et on se dit qu’on reviendra plus tard profiter de l’endroit et faire des photos, chose qu’on ne fera évidemment pas!  On est début novembre, il fait chaud, on est en T-Shirt, les vacances peuvent commencer!


Petites infos

  • Le vol Melbourne-Sydney-Los Angeles avec Virgin Australia nous est revenu à environ 250 € chacun, avec 46 kilos de bagages/personne compris. Pour être honnête on a eu beaucoup de chance de le trouver à ce prix là, l’hôtesse au sol nous a même demandé comment on avait fait car elle-même n’a pas de telles réductions. On a simplement cherché dans les deals, beaucoup de compagnies font des happy hours quelques heures par semaine. Mais bon je ne suis pas sûre que beaucoup d’entre vous feront le même trajet 😉 .
  • La navette de LAX Airport à la gare Union Station était à 9 $/personne et on ne pouvait payer que par carte bancaire à l’arrivée. Il y en a toutes les 30 minutes et le trajet dure environ 40 minutes.
  • Le billet de train était à moins de 30 $/personne, on avait réservé à l’avance et également trouvé des réductions en cherchant sur le site internet d’Amtrak. Par contre les bagages semblent limités en poids mais dans notre cas personne n’a vérifié.

Pour se mettre dans l’ambiance

On n’avait pas prévu beaucoup de choses pour ce voyage mais on s’était quand même fait une playlist par thème/état:

    • Dans l’avion, pour préparer mon arrivée en Californie, j’ai écouté en secret:

Oui, pour ceux qui ont reconnu la BO, j’étais méga fan du film Restons groupés quand j’étais ado.

Phantom Planet – California

J’ai également regardé the OC

      • Pour le court passage dans le centre de LA c’était:
      • J’ai aussi mes incontournables quand je prends l’avion:

Parov Stelar – The Sun

The Kinks – This Time Tomorrow

Desireless – Voyage Voyage 😉

      • Dans le train, pas le choix c’était les Beach Boys!
      • Et à cause du nom de la gare j’ai eu Beirut en tête pendant des jours. 
      • La véritable BO de ce voyage c’est celle de Chef bien sûr! 

Mes prochains articles sur ce road-trip USA seront sur: la ville de San Diego avec ce fameux restaurant BBQ puis Tijuana au Mexique

Ça devrait aussi vous plaire

2 comments

tania 16 juillet 2016 at 20 h 17 min

ah San Diego j’ai adoré moi l’année dernière. J y ai passé 1 semaine
la californie, les palmiers… que de bons souvenirs

Reply
Ludivine 20 juillet 2016 at 13 h 24 min

On a adoré aussi! J’y retournerai avec plaisir car il y a beaucoup de choses qu’on n’a pas eu le temps de voir 🙁

Reply

Leave a Comment

%d blogueurs aiment cette page :